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évolutions des constitutions

Les différentes évolutions des constitutions

À travers toutes les constitutions, on retrouve 3 évolutions :

Stade 1 : Le diencéphale (phosphorique)

Stade 2 : Le vasculaire (carbonique)

Stade 3 : L’hépatorénal (fluorique)

Les constitutions sont les éléments de base de l’être humain à sa création. L’aspect génétique de la constitution est marqué par la morphologie et notre comportement psychique.

bourgeonsElles permettent de décrire l’architecture générale de l’individu, et reflète en grande partie à sa morphologie. Bien évidemment elles dépendent du patrimoine génétique de l’individu, mais elles sont aussi fortement influencées par les facteurs environnementaux qui contribuent à les modeler durant les premières années de vie. Certes, il serait illusoire de vouloir de force classer un individu dans telle ou telle constitution, car beaucoup d’individus peuvent présenter des constitutions mixtes. Chaque grande constitution joue en quelques sortes le rôle de repère. Les constitutions permettent de déterminer le terrain de la personne et de trouver le traitement de fond approprié. On considère que la constitution carbonique est la constitution de base dont découlent toutes les autres.

Antoine Nebel, médecin homéopathe avait constaté il y a plusieurs années en arrière que les trois sels de calcium = Le carbonate, le phosphate et le fluorure, correspondait à trois types morphologiques. Les trois constitutions sont déterminées par le radical acide de trois sels de chaux. La morphologie est la résultante de l’action de l’acide carbonique, de l’acide phosphorique et de l’acide fluorique.

L’imprégnation tuberculose fait évoluer le carbonique vers le phosphorique, celle du fluor vers le fluorique. L’étude de la constitution va permettre une première orientation dans un choix du traitement avec des produits naturels.

Les constitutions ont était défini par le docteur Léon Vannier, célèbre homéopathe.

La constitution laisse présager des troubles spécifiques ou des formes particulières que va prendre une maladie. Ainsi, il devient possible de la prévenir en s’appuyant sur les signes caractéristiques qui distinguent chacune des typologies. Ces trois types fondamentaux sont déterminés par la présence, en proportions plus importantes, de carbone, de phosphore et de fluor dans la constitution de la structure osseuse, ce qui donne donc : le carbonique, le phosphorique et le fluorique.

Le diencéphalique (phosphorique)

On reconnaît un phosphorique en rapport à sa morphologie plutôt longiligne.

La taille est supérieure à la moyenne avec un développement tout en longueur au détriment de la largeur. Il est donc en général grand et d’une allure distinguée. L’accélération du métabolisme explique que le sujet n’a pas les moyens de grossir, il est donc maigre ou mince, et maigrit encore à la moindre occasion pathologique. C’est une personne qui croit en longueur, et qui a une distinction naturelle et élégante. C’est un esthète, parce qu’il est souvent à la recherche de la perfection et de la beauté. Le visage est triangulaire avec prédominance de l’étage supérieur. Les mains sont longues, notamment les doigts qui sont plus longs que la paume. L’équilibre de sa mâchoire est bien respecté et lui permet d’avoir une bonne occlusion dentaire. Les dents du phosphorique ont tendance à jaunir facilement. Cette constitution est aussi caractérisée par une hypotonie musculaire et une hyperlaxité ligamentaire

La diathèse du phosphorique est plutôt tuberculinique voire psorique à la deuxième moitié de sa vie. La constitution phosphorique est sans cesse en alternance, elle est cyclothymique, c’est à dire qu’elle oscille d’un extrême à l’autre. Sa capacité réactionnelle est vive mais de courte durée. Chez le phosphorique, tout est en vibration et en instabilité. Il s’attache facilement et à besoin de l’exprimer, c’est quelqu’un d’hypersensible, de fragile et peu résistant.

Il est têtu et patient. Il a beaucoup de difficultés à s’imposer dans une situation, donc il a tendance à les subir. Il a horreur de l’autorité mais est fasciné par elle car il a besoin d’un modèle.

Il est toujours intéressant de noter que le phosphorique est la plupart du temps opposé au carbonique. Alors que ce dernier réagit avec lenteur à n’importe quelle agression, le phosphorique réagit vite, mais n’a pas les moyens d’une réaction de longue durée. Il en résulte que le phosphorique s’épuise rapidement, aussi bien au cours d’un épisode pathologique (anémie, pâleur, asthénie brutale, amaigrissement, etc…) que même simplement au cours d’un effort intellectuel.

Les tendances pathologiques du phosphorique sont les suivantes : anxiété, nervosité, asthénie, réactions vives, mais de courte durée, épuisement facile, déminéralisation, tuberculose, hyperthyroïdie, instables thermiques, leur métabolisme a besoin de beaucoup d’oxygène.

Ce mode explique aussi les congestions veineuses très fréquentes à chaque épisode pathologique, comme si ce mode, ayant besoin de minéraux, les prenait aux cellules. Leur destruction consécutive entraine alors des déchets qui encombrent la circulation veineuse.

Leurs points faibles concernent surtout le système cardiovasculaire et le système nerveux.
Le phosphorique est toujours menacé par des perturbations de minéraux. Il en a besoin plus que d’autres pour faire face à ses réactions défensives.

Traitement

Le traitement de base conseillée pour un phosphorique serait des produits issu de la gemmothérapie. La gemmothérapie est une médecine non conventionnelle fondée par le DR Pol Henry, elle utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que les jeunes-pousses, bourgeons, radicelles, préparés par macération dans un mélange d’eau, de glycérine et d’alcool pour obtenir un extrait que l’on nomme « macérât glycériné ».

Les gémothérapiques se prennent habituellement à raison de 50 à 75 gouttes par jour, mais sans mélanger les différents flacons entre eux ni les prendre au même moment de la journée, au cas où plusieurs d’entre eux seraient prescrits.

Bouleau BlancLe bouleau blanc (Betula pubescens) a de nombreuses vertus médicinales, il permet un drainage général. Antiseptique urinaire, il est aussi diurétique ; il sert d’anti-infectieux, d’antispasmodique et de cicatrisant. Il atténue les douleurs de l’arthrose et permet de soigner les petites affections cutanées. Il permet le drainage lors des maladies bactériennes et inflammatoires des voies urinaires. On peut utiliser des infusions de feuilles, des décoctions de bourgeons ou de la teinture-mère. C’est un diurétique naturel qui permet d’augmenter le volume des urines. Il facilite l’élimination des calculs urinaires des reins ou de la vessie.

Betula pubescens 1 D : 100 gouttes le matin mélangées dans de l’eau ou bien du Jus de Bouleau de Welleda à diluer dans de l’eau et à boire 1 à 2 fois par jour.

Le chêne (Quercus pedonculata) est un draineur universelle ; il équilibre la tension artérielle, et agit comme stimulant général. Les bourgeons de chêne, utilisés sous forme de macérât glycérine constitue un remède tonique pour le système neuroendocrinien. Ils sont aussi recommandés dans les états de surmenage, d’épuisement ou de convalescence. 

Le Quercus, associé avec Ribes nigrum stimule les cortico-surrénales, et aide la sécrétion d’hormones du type corticoïde. Quercus pedonculata 1 D : 100 gouttes diluées dans de l’eau, le midi.

Le macérât de bourgeons de cassis (Ribes nigrum) est avant tout un antirhumatismal et un anti-inflammatoire puissant. C’est un remède qui agit contre les arthroses, la goutte, les douleurs des ligaments et des tendons et qui soulage les articulations douloureuses. Le macérât de cassis se réalise en faisant macérer les bourgeons dans trois solvants différents (eau, alcool, glycérine), afin d’en extraire le maximum de principes actifs. 

C’est un stimulant des glandes surrénales, des reins, du pancréas, du foie et de la rate. C’est un véritable « concentré naturel », efficace contre les manifestations allergiques (effet comparable à la cortisone). Ce remède permet de renforcer le terrain. Il agit efficacement au niveau respiratoire, dans l’asthme, les bronchites chroniques, l’emphysème, les rhinites allergiques.

Ribes nigrum 1 D : 100 gouttes à prendre le soir.

Les principaux remèdes homéopathiques pour cette constitution sont le Calcarea fluorica, le Mercurium, l’Argentum nitricum, et le Baryta carbonisa.

Le vasculaire (carbonique)

On reconnaît le vasculaire (carbonique) par son aspect bréviligne, d’allure plutôt rigide et de petite taille. C’est un sujet trapu, à l’ossature épaisse. Il donne l’impression d’un développement tout en largeur ou en épaisseur, au détriment de la longueur. Il présente une hypolaxité ligamentaire. Les mains sont courtes, carrées, charnues, avec des doigts plus courts que la paume, à gros bouts carrés. Il a le visage carré ou arrondi, et a tendance à avoir les dents blanches. Cette personne à une démarche régulière, lente et lourde, des gestes sobres, mesurés et lents, et des actes réfléchis et précis.

Les carboniques sont des personnes rigides et persévérant, et finissent toujours ce qu’ils entreprennent, ils sont longs aux démarrages, mais terminent brillamment. Ils sont à la recherche de la tranquillité. Les sujets sont en général frileux, mais craignent la chaleur.

Les réactions pathologiques du bréviligne sont habituellement lentes, progressives, puis chroniques, évoluant à bas bruits. Il est particulièrement exposé aux maladies métaboliques et aux maladies nutritionnelles (obésité spongieuse, par rétention hydrique ou par surcharge alimentaire). Il est prédisposé au diabète gras, à la goutte, aux lithiases biliaires ou urinaires, aux rhumatismes, à l’arthrose, ou bien à l’hypercholestérolémie.

L’hypertension artérielle est également fréquente chez ce sujet, d’abord fonctionnel puis par artériosclérose. Enfin, l’eczéma est fréquent, notamment depuis l’enfance. Ensuite avec la mise en œuvre du mode sycotique, on constate des constructions cellulaires de toutes sortes, notamment des verrues. Les atteintes rhumatismales sont très fréquentes, évoluant vers des arthroses. Le carbonique présente naturellement une tendance à l’hypersurrénalisme et à un ralentissement de l’hypophyse, de la thyroïde, des parathyroïdes et des glandes génitales. Ceci explique le ralentissement métabolique général, qui le rend particulièrement sensible aux facteurs de ralentissements du mode sycotique, notamment à l’imbibition hydrique, le tout aboutissant à une sclérose plus ou moins précoce.

Le traitement de base conseillée pour un carbonique est le suivant : 

La chélidoine (chélidonium) est une plante vivace qui permet de traiter les problèmes du foie, et qui augmente la fabrication de bile. Elle empêche aussi la formation de calculs biliaires dans la vésicule et les voies biliaires. Elle peut être consommée soit en infusion, soit en extrait, tout dépend de la dose indiquée.

Chélidonium en infusions : Boire plusieurs fois par jour, 2 cuillères à soupe de la plante que l’on bouillie dans un litre d’eau.

Teinture-mère : 30 gouttes dans de l’eau, à prendre 3 fois par jour.

CitronnierLe citronnier (citrus limonus) est un puissant draineur du système veineux, principalement au niveau des jambes. Le citronnier agit comme fluidifiant, soulage les toux spasmodiques et améliore la circulation. Le citronnier permet d’abaisser l’hyperviscosité sanguine, c’est un fluidifiant sanguin. C’est également un antiscléreux, un tonique du système nerveux et du sympathique, il favorise l’élimination des lithiases, et c’est aussi un antirhumatismal, ce qui est particulièrement indiqué pour une personne de constitution vasculaire. Il favorise aussi les sécrétions gastro-hépatiques et pancréatiques et à également la fonction d’hypotenseur, ce qui permet à l’organisme de retrouver son équilibre biologique. Le citronnier aide à rétablir l’équilibre acido-basique.

Citrus limonus 1 D : 50 gouttes à prendre 3 fois par jour.

L’aubépine (crataegus) est une plante médicinale indiquée lors de troubles cardiaques, et se présente souvent sous forme de gouttes, comprimés ou en gélules. C’est une plante très intéressante et utile pour soigner les troubles cardiaques légers dans les premiers stades de la maladie. Elle est efficace pour éliminer les spasmes vasculaire que le carbonique pourrait ressentir.

Crataegus 1 D : 50 gouttes, 3 fois par jour.

Bien connu pour son action calmante, le bourgeon de tilleul (Tilia tomentosa) s’indique dans tous les cas d’insomnie, il contribue à favoriser le sommeil, mais aussi à en augmenter la durée et sa qualité. Il est recommandé en cas d’angoisses et d’obsessions, et il aide à mieux gérer le stress par sa fonction de régulateur nerveux. La prise régulière du macérât contribue à détoxiquer l’organisme, principalement du cholestérol, et favorise la perte de poids. C’est aussi un excellent régulateur cardiaque.

Tilia tomentosa 1 D : 50 gouttes, 3 fois par jour.

Les principaux remèdes homéopathiques pour cette constitution sont le Calcarea carbonica, le Sulfur, et le Lycopodium.

La constitution fluorique (hépatorénal)

La silhouette massive et tout en épaisseur du carbonique, ou celle tout en longueur et maigre du phosphorique laissent la place à un sujet de taille et de poids variables qui est le fluorique. Il est du genre mince, parfois maigre avec une tendance à se tenir voûté. Il présente une asymétrie du visage et suivant les cas du corps. Les mains sont longues, minces et souples avec les veines apparentes. La mâchoire supérieure déborde de la mâchoire inférieure. Les dents sont grisâtres et décolorées, et mal implantées. Il n’aime pas le monde et a du mal à s’adapter en société.

Le fluorique est instable et éprouve de grandes difficultés à prendre des décisions. Il est versatile et capricieux. L’individu de type fluorique semble être dysharmonique, voire même asymétrique, souffrant d’une laxité ligamentaire démesurée, et d’un relâchement de divers organes et tissus, en particulier au niveau cutané. L’hyperlaxité ligamentaire prédispose aux pathologies articulaires précoces et parfois graves. Elle s’accompagne d’un relâchement des fibres élastiques, expliquant aussi une prédisposition aux troubles vasculaires, dont les anévrismes, les varices, etc., sans oublier une très nette tendance aux inflammations à évolution ulcéro-nécrotique (en particulier aux aphtoses buccales). Le fluorique est par nature prédisposé à l’induration des glandes et ganglions, à la sclérose précoce, et aux troubles de la croissance telle que les déformations osseuses de toutes natures (rhumatismes déformants en particulier). Les malformations et pathologies osseuses précoces et graves sont notamment prononcées au niveau de la colonne vertébrale.

Enfin, le fluorique est une personne instable et déséquilibrée par nature, ce qui se traduit par de l’indécision, et de l’agitation physique et mentale. C’est un individu plutôt extrémiste dans son comportement, il exagère dans tous les domaines. Mais il existe surtout des sujets à constitution mixte avec prédominance de certains caractères. Sa démarche est souvent irrégulière, chaotique. Il est fréquemment anxieux, et exprime son anxiété par des réactions exacerbées.

Traitement

Le plantain purifie comme aucune autre plante ne peut le faire, le sang, les poumons et l’estomac et est indiqué pour cette raison aux personnes anémiques ou dont le sang est de mauvaise qualité, dont les poumons et les reins sont faibles, qui sont de pâleur maladive et qui restent maigres malgré la quantité de nourriture consommée.

Le plantain aide également à dégorger le foie et la vésicule biliaire. Son effet diurétique et circulatoire facilite l’élimination des toxines par l’organisme.

50 grammes de cette plante par litre d’eau à faire bouillir.

La teinture-mère de jeunes pousses de romarin (Rosmarinus) est considérée comme un draineur efficace des voies biliaires, c’est aussi un diurétique et un stimulant hépatique. Il est également bienfaisant dans le cas de digestion difficile. Le romarin est aussi utile dans, les cas de constipation, de faiblesse et d’intoxication du foie, dans les états de grande fatigue, de douleurs rhumatismales et articulaires, d’hypothyroïdie, et contre les problèmes de vésicule biliaire.

Rosmarinus 1 D : 30 gouttes, 3 fois par jour.

NoisetierLe bourgeon de noisetier (Corylus avellana) sous la forme de macérât glycérine est indiqué pour traiter diverses pathologies. Son utilisation est indiquée dans le traitement des problèmes circulatoires (ulcères, variqueux, artérites). Il tonifie le système veineux. Il a également une action bénéfique au niveau du foie (évite la sclérose du foie). Il combat l’insuffisance hépatique et les hépatites. Il améliore la digestion et permet de lutter contre les ulcères gastriques.

Corylus avellana 1 D : 30 à 50 gouttes, 3 fois par jour.

Ce sont surtout les racines du pissenlit (Taraxacum) qui ont des propriétés médicinales, elles ont également une action bénéfique sur le foie. Le pissenlit est connu comme diurétique, dépuratif et cholagogue (qui facilite l’élimination de la bile). Cette plante est particulièrement utile dans les cas d’insuffisance rénale, et est un excellent stimulant digestif. On utilise la racine comme dépuratif naturel. Son action sur le foie et la vésicule biliaire facilite l’élimination des toxines par les reins.

Taraxacum en teinture mère : 30 à 50 gouttes par jour.

Il est souvent recommander de prendre ces traitements pendant 21 jours. En cas de soucis, il est préférable d’arrêter le processus pendant 1 semaine et de reprendre sur autre chose ou bien d’augmenter les doses.

Les principaux remèdes homéopathiques pour cette constitution sont le Calcarea fluorica, le Mercurius, le Baryta carbonica, et l’Argentum nitricum.

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