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Quels sont les différents facteurs intervenant pendant la digestion ?

Le travail de la digestion est de transformer les aliments en nutriments assimilables par l’organisme. Une fois ingérés, les aliments sont acheminés dans le tube digestif dans lesquels, ils font face à un processus de dégradation mécanique et chimique et de fractionnement des éléments nutritifs. Une fois traités par le phénomène de digestion, les nutriments devenus assez petits pour traverser la paroi poreuse de l’intestin continuent leur acheminement en passant par le sang et la lymphe, pour ensuite procéder au mécanisme d’absorption. Tous les organes du corps sont alors alimentés par les nutriments fournis par le sang pour ensuite s’infiltrer dans les cellules dans lesquelles ils seront ensuite utilisés, soit comme des éléments de construction soit comme une source d’énergie. Les aliments qui n’ont pas pu être digérés sont alors expulsés sous forme de matières fécales au niveau de l’anus. Le processus de digestion peut durer entre 24 et 72 heures selon le type d’aliments consommés.

Le parcours de la nourriture que nous consommons se fait de la bouche à l’anus et subit deux processus :

1 – La transformation mécanique

Elle permet de modifier les aliments tout en conservant leur nature. Les buts principaux sont de réduire la taille des aliments pour qu’ils soient assimilables par l’organisme et aussi d’augmenter la surface de contact pour faciliter le travail des enzymes. Cette augmentation de surface rendra plus efficaces les activités enzymatiques de la digestion chimique. Ce travail s’effectue au niveau de la bouche et de l’estomac suite à la mastication, au broyage et au malaxage. Les aliments consommés sont réduits en bouillie.

2 – La transformation chimique

Elle permet de briser les molécules complexes pour en faciliter l’absorption et l’utilisation subséquente par l’organisme. La digestion chimique est principalement associée à l’utilisation d’enzymes et de sucs digestifs. Ce travail s’effectue premièrement au niveau de l’estomac puis des intestins. Ce procédé chimique permet aux sucs digestifs constitués d’acide et d’enzyme de jouer un rôle de ciseaux moléculaires afin de pouvoir produire des nutriments. Les protéases (digestion des protéines), les lipases (digestion des lipides) et les amylases (digestion des glucides) sont les 3 types d’enzymes digestifs présents pendant le processus de digestion. Il n’y a pas de transformation chimique dans le pharynx, l’œsophage et le gros intestin. Cela est tout simplement dû au fait qu’il n’y a pas de glandes associées à ces sections du tube digestif.

Cependant, il y a des transformations mécaniques à chaque étape du tube digestif. Pendant la digestion, les aliments consommés subissent une série de transformations en parcourant les organes de l’appareil digestif, que sont la bouche, les glandes salivaires, le pharynx, l’œsophage, le foie, l’estomac, la vésicule biliaire, le duodénum, le pancréas, l’intestin grêle, le gros intestin, le rectum et l’anus. Les glucides (comme l’amidon) seront transformés en glucose. Les lipides seront transformés en acides gras et en glycérol. Les protéines seront transformées en acides aminés.

La digestion des glucides commence au niveau de la bouche et se poursuit dans l’intestin. L’amidon insoluble dans l’eau est découpé par l’amylase salivaire puis par l’amylase pancréatique pour produire des disaccharides (maltose). Une fois arrivés jusqu’à l’intestin grêle, les polysaccharides (chaines de plusieurs glucoses) qui résultent de la première digestion des glucides sont transformés en disaccharides (deux glucoses liés) par l’action de l’amylase pancréatique. Les disaccharides sont ensuite digérés par des enzymes spécifiques sécrétés par la paroi intestinale.

La digestion des lipides est résolue de manière particulière. Les enzymes scindant les graisses se nomment des « lipases ». Pour faciliter l’action de ces lipases sur les différents types de composés lipidiques, les sels biliaires ont préliminairement agi sur les graisses par un processus d’émulsion. Entre 70 % et 90 % de la digestion des graisses se produit dans le duodénum. Dans le duodénum, la digestion permet de former des micelles, c’est à dire des gouttelettes minuscules de 0,5 micron en suspension dans le milieu aqueux du tube digestif. Cette émulsion est amorcée par brassage mécanique et les sels biliaires assurent la formation complète des micelles de triglycérides. Les lipases et les phospholipases produites par le pancréas hydrolysent ensuite les lipides avec un maximum d’efficacité.

La digestion des protéines, qui a débuté dans l’estomac sous l’effet de la pepsine, se poursuit dans l’intestin grêle, et ce, au niveau du duodénum. En sortant de l’estomac, ces peptides sont hydrolysés dans le duodénum par les enzymes du suc pancréatiques ; les peptidases découpent les peptides en acides aminés ou peptides plus petits. La caséine, par exemple, est une protéine du lait. Elle est hydrolysée par la trypsine, la pepsine et la chymotrypsine en polypeptides qui sont à leur tour hydrolysés en acides aminés par les peptidases. À leur arrivée, les courtes chaines d’acides aminés sont attaquées de tous côtés par un ensemble d’enzymes protéolytiques (qui hydrolysent les protéines). Seuls les acides aminés traversent la paroi intestinale. Cette action est d’autant plus efficace lorsque le milieu gastrique est très acide.

Une fois consommés, les aliments subissent toute une série de transformations. Tout d’abord, le travail mécanique de la bouche et des dents est de mastiquer et de découper en petits morceaux ainsi que d’humidifier et d’imprégner de salive tout aliment consommé. Ce processus de transformation d’aliment mélangé à la salive s’appelle « le bol alimentaire ». Par le mouvement de la langue, les aliments sont ensuite avalés pour poursuivre le travail de la digestion. La formation de salive est provoquée par une stimulation des chimiorécepteurs et mécanorécepteurs lors du passage des aliments. Ces signaux sont réceptionnés par l’hypothalamus, puis vers les noyaux salivaires du tronc cérébral pour ensuite augmenter la production de salive et d’enzymes salivaires. La salive produite par les glandes salivaires contient un enzyme digestif nommé amylase salivaire. Cet enzyme enclenche la digestion chimique des aliments en hydrolysant l’amidon (polysaccharide).

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Le bol alimentaire traverse ensuite le pharynx et s’engage dans l’œsophage. Le processus de digestion se poursuit alors dans l’œsophage jusqu’au cardia. Le cardia est un sphincter stomacal qui constitue la jonction entre l’œsophage et l’estomac, et qui s’ouvre par réflexe neurovégétatif. Son rôle fonctionnel est d’empêcher la remontée des aliments de l’estomac vers l’œsophage. L’œsophage est un tuyau musculaire reliant la bouche à l’estomac et qui mesure environ 25-30 cm. Dans la partie supérieure, le pharynx oriente et contrôle le passage des aliments. La nourriture est propulsée à travers ce tuyau vers l’estomac à une vitesse de 1 à 4 cm par seconde, grâce à des mouvements rythmiques en forme de vagues de la paroi musculaire. Ceux-ci descendent pendant une quinzaine de secondes dans l’œsophage par péristaltisme (contractions progressives de la paroi de l’œsophage qui font avancer les aliments et contribuent à leur brassage mécanique). Par des contractions successives des muscles, le bol alimentaire est ensuite poussé du début de l’œsophage jusque dans l’estomac. La digestion se poursuit alors dans l’estomac. L’estomac est une poche entourée de muscles épais et puissants qui a pour but de digérer les aliments mastiqués dans la bouche, issu du bol alimentaire et apporté par l’œsophage. Grâce à la présence d’enzymes digestives (des protéases comme la pepsine) et de l’acide chlorhydrique contenus dans les sucs gastriques, la digestion dans l’estomac dure entre 3 et 7 heures. Ces cellules qui tapissent la paroi interne de l’estomac, sécrètent des sucs gastriques (acides chlorhydriques et enzymes) pouvant atteindre 2 litres par 24 heures et provoquent une dégradation chimique du bol alimentaire dans un milieu très acide. Les aliments sont malaxés grâce aux mouvements musculaires assurés par les parois de l’estomac.

Après quelques heures de brassage, le bol alimentaire forme ensuite une pâte appelée « chyme » qui se déverse par le pylore (petite vanne permettant de laisser passer le chyme dans l’intestin) et dans le prochain organe du tube digestif qui est le duodénum. C’est au passage du duodénum que les aliments vont être mis en contact avec les sucs pancréatiques et les sels biliaires. Les ondes de contractions produisent un malaxage qui réduit les aliments en bouillie, et c’est grâce à ce péristaltisme que le chyme poursuit son trajet en direction de l’intestin grêle. L’intestin grêle a pour but de poursuivre la digestion des aliments et d’absorber les nutriments issus des processus de dégradation.

Les nutriments s’acheminent ensuite dans la circulation sanguine pour ensuite se déverser dans les différents organes. L’intestin grêle est un long tube qui mesure environ sept mètres et qui est constitué de plusieurs segments : le duodénum, le jéjunum et l’iléon. La partie la plus importante de la digestion se produit dans l’intestin grêle. Les cellules de l’intestin, une fois sorties de l’estomac, sécrètent le suc intestinal et le duodénum reçoit les sucs digestifs provenant du pancréas et de la vésicule biliaire. Les réactions chimiques qui résultent de ces enzymes et mélangées avec le chyme produisent les nutriments. Il y a un phénomène d’absorption qui se met en place, alors que ces éléments s’acheminent dans le sang. Des sucs intestinaux sont produits par les glandes intestinales situées dans la paroi de l’intestin grêle. Des sucs pancréatiques sont également retrouvés dans l’intestin grêle suite à leur sécrétion par le pancréas. Ces deux types de sucs sont responsables de la dernière étape de la digestion chimique, s’attaquant aux glucides, protéines et lipides contenus dans le chyme. Les molécules ainsi brisées, l’absorption des nutriments pourra être optimale. Le gros intestin est la partie terminale du tube digestif, il mesure environ 1,5 M de long, il intervient après la digestion et procède à l’absorption des nutriments. Sa fonction est d’assurer l’absorption de l’eau et des électrolytes.

Le contenu intestinal sera épaissi pour ensuite être éliminé par l’anus sous forme de selles semi-solides, stockées dans le rectum. Encore une fois, le brassage et le péristaltisme sont présents dans cette dernière partie du tube digestif. Le brassage favorise l’absorption des nutriments et le péristaltisme permet l’avancée de ce qui n’a pas été absorbé pour éventuellement l’expulser hors du corps. Les éléments qui n’ont pas pu être absorbés se retrouvent dans le colon, constitués de milliards de bactéries. Ce milieu est propice à la fermentation des aliments non digérables. Cette réaction qui se produit dans la flore intestinale crée des gaz, lesquels, une fois fusionnés avec la réabsorption de l’eau, permettent la formation des matières fécales, qui sont ensuite expulsées sous forme de selles par l’anus. Entre 12 et 24 heures sont nécessaires à la matière fécale pour traverser le colon.

Hippocrate a dit :

           « Les maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie »

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