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Régimes, naturopathie

Quels sont les différents régimes ?

RégimesAfin d’enclencher l’autolyse, des régimes restrictifs sont souvent conseiller par les naturopathes. Suivre un régime est parfois impératif, quand la santé est en jeu. Ils sont souvent effectués dans un but préventif et thérapeutique. Afin de libérer l’organisme de ses déchets, outre les jeûnes (secs, humides ou mixtes), les cures saisonnières, et les monodiètes variées, divers régimes diététiques peuvent être appliqués : le végétarisme, le végétalisme, le crudivorisme, la macrobiotique, la méthode Kousmine ou bien les régimes dissociés.

Les régimes sont soit restrictifs en qualité, soit restrictifs, en quantité, et sont précédés d’une purge et d’un lavement.

— Le Végétarisme

Le végétarisme consiste à exclure de son alimentation toute chair animale, telle que la viande, la charcuterie, le poisson et les crustacés. C’est un régime qui est riche en fruits et en légumes, mais pauvre en graisses saturées d’origine animale. Il est fondé sur le respect de la vie et n’apporte pas de carences puisqu’il autorise le lait, les œufs et les fromages, c’est-à-dire les sous-produits animaux. Le fer est puisé dans la consommation de légumineuses, les herbes aromatiques, les oléagineux et le jaune d’oeuf. Les bienfaits du végétarisme sont nombreux au niveau santé. Les personnes végétariennes ont beaucoup moins de problèmes cardiaques et de cholestérol. Les végétariens ont aussi tendance à avoir une tension artérielle moins élevée. Les autres avantages de ce régime, c’est au niveau du diabète qui est moins développé. L’alimentation végétarienne joue un rôle important dans la prévention du cancer, parce qu’elle est plus pauvre en graisses et plus riche en fibres que par rapport aux régimes à base de viande. Comme les végétariens consomment généralement davantage de bêta-carotène et de lycopène (pigments contenus dans les végétaux), cela pourrait expliquer pourquoi ces personnes ont tendance à moins développer les cancers du poumon et de la prostate. Les végétaux contiennent des substances anti-cancer que l’on appelle les phytonutriments.

Les végétariens trouvent leur apport de protéines dans les céréales, les légumineuses et les fruits oléagineux. Lorsqu’il y a un excès de protéines consommées, des troubles rénaux, des calculs et des problèmes d’ostéoporose peuvent survenir. Une consommation exagérée de protéine peut accroître le risque de développer le cancer du côlon. Les végétariens puisent leur apport en calcium dans les légumes (brocolis, choux de Bruxelles, courge butternut, carottes, chou-fleur, chou rosette, chou frisé, patate douce), les légumineuses, les céréales, les fruits (figues sèches, orange navel, raisins secs). Les graines de lin, le soja et les noix sont de bonnes sources d’oméga-3, ainsi que les huiles de colza, de soja et de noix. En théorie, comme ce régime n’exclut pas trop d’aliments, il couvre en général tous les besoins nutritionnels. Pour conclure, les grands principes du végétarisme sont : d’assurer une meilleure santé, respecter les droits des animaux, prévenir contre certaines maladies, notamment le cancer, les troubles cardiovasculaires, l’obésité, le diabète, l’hypertension, l’ostéoporose… Il contribue à la protection de l’environnement.

— Le végétalisme

veganLe végétalisme est un régime alimentaire qui consiste à exclure tout aliment d’origine animale (viandes, charcuteries, poissons, crustacés…), ainsi que tous ses produits dérivés (graisse, gélatine, lactosérum, présure, etc.) ou les sous-produits d’origine animale tels que le lait, le miel et les œufs…
L’alimentation végétalienne comprend les végétaux, les champignons et les bactéries. Le végétalisme est aussi appelé le régime « vegan » (nom d’origine anglo-saxonne), ou bien le « végétarisme strict ». Ce mode d’alimentation a été créé en 1944 par Donald Watson, officiellement le premier adepte du véganisme. Le concept clé du végétalisme est basé sur le refus de l’exploitation animale, sous toutes ses formes. Les végétaliens ne consomment également pas de miel, car il est fabriqué par les abeilles. Ce régime est basé exclusivement sur la consommation de végétaux. Tous les aliments qui contiennent des œufs, tels que les gâteaux ou les biscuits, du lait ou du beurre, sont exclus du régime végétalien, ainsi que les laitages et tous les aliments à base de gélatine (souvent d’origine porcine).

Malgré certaines limites et quelques carences que ce type de régime peut entrainer, les avantages sont tout aussi nombreux. Il permet de lutter contre les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’hypercholestérolémie, l’hypertension, et permet de garder une santé optimale.
Le système digestif agit avec plus de fluidité par cette consommation exclusive de végétaux, qui le soulage, au lieu de le rendre plus lourd et surchargé d’aliment difficile à digérer.

Le régime végétalien privilégie les aliments d’origine végétale comme les fruits et les légumes frais, les céréales (riz, blé, orge, millet…), les légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots secs…), les graines (tournesol, sésame…), les fruits secs, les oléagineux (noix, amandes…) et les produits dérivants (laits végétaux et huiles). L’inconvénient du végétalisme est que ce n’est pas une alimentation spécifique à l’être humain. Il nécessite une complémentation en vitamines B12, B9, en fer et parfois en protéines. Attention, le végétalisme peut être source de graves carences chez l’enfant.

À cause d’une flore intestinale conditionnée par d’anciennes habitudes alimentaires, peuvent s’en suivre une mauvaise assimilation cellulaire, et des troubles de santé divers. Un régime végétalien est censé augmenter la longévité et la vitalité de l’individu qui le pratique.

— Le crudivorisme

Le crudivorisme, aussi appelé « Alimentation vivante » consiste à manger tous les aliments crus. Les crudivores sont, pour la plupart, végétariens ou végétaliens, mais certaines personnes intègrent également la viande crue à leur alimentation, ainsi que d’autres chairs animales comme les crustacés. Cette pratique existe depuis des millénaires. Le crudivorisme consiste à se nourrir principalement d’aliments crus non raffinés ou modifiés, issus de l’agriculture biologique (moins chargés en pesticides) et est surtout basé sur 3 types d’aliments : les noix et graines, les légumes et les fruits. Il existe plusieurs types de crudivorisme ; il y a les crudivores omnivores qui ne mangent pas que des légumes et des fruits, mais aussi des viandes, poissons, coquillages, du lait d’animaux, des œufs…, le crudivorisme végétarien qui autorise les produits laitiers frais ou fermentés en plus des végétaux, le crudivorisme végétalien qui n’autorise que les végétaux, avec des sous-groupes favorisant les fruits, les graines ou les végétaux fermentés selon les cas, il y a aussi les granivores (qui se nourrissent surtout de graines), les frugivores (surtout les fruits), les liquidariens (qui consomment tout sous forme de jus), et les écolos alimentaires (qui mangent du tout cru, y compris viandes, poissons et insectes).

L’instinctothérapie est une pratique alimentaire crudivore n’excluant que les produits laitiers, et qui consiste à manger des aliments selon notre instinct et en utilisant l’odorat et le goût, pour les corréler à un besoin ou une envie de l’organisme. Les aliments sont crus, non assaisonnés, ni mélangés et sont donc choisis en fonction de ceux qui conviennent le mieux pour notre organisme. Cette pratique, fondée en 1964 par le français Guy Claude Burger consiste à consommer que des aliments crus, bruts, sans la moindre altération qui pourraient être susceptible de fausser les mécanismes olfactifs ou gustatifs, ni d’autres mécanismes d’équilibration de l’organisme (par exemple du poivre pour faciliter la salivation). Le grand avantage du crudivorisme est qu’on assimile toutes les vitamines, minéraux, oligo-éléments et enzymes présents dans les légumes et les fruits, sans qu’ils soient altérés par la cuisson. Les crudivores font souvent appel à plusieurs processus biologiques tels que la déshydratation, les marinades, l’extraction de jus, la fermentation, ou bien la germination, qui leur permettent de par ce processus de multiplier considérablement la teneur en nutriments des plantes.

Ce type de régime, n’est pas forcément de consommer que des aliments crus, il est possible de les chauffer à condition de ne pas dépasser les 40 à 45 °C pour ne pas perdre les vitamines contenues dans les aliments, les nutriments, les minéraux et les enzymes nécessaires à la digestion.

L’avantage principal du crudivorisme serait qu’il éviterait l’accumulation dans le corps de toxines cancérigènes et aiderait l’organisme à éliminer les toxines et à prévenir les maladies cardiovasculaires. Manger cru est très énergétique, mais nécessite cependant une importante vitalité. Cette pratique procure plus rapidement un sentiment de satiété et favorise la digestion des aliments si les conseils de préparation et de dégustation sont respectés.

Les reproches faits à la cuisson sont la destruction des enzymes, la dénaturation des protéines et de nombreuses vitamines (A, C, E et F), ainsi que la fuite des minéraux dans l’eau de cuisson.

– Le régime dissocié

Régimes dissociésLe régime dissocié consiste à ne pas mélanger tous les aliments entre eux, et de consommer qu’un seul type d’aliments en grande quantité, au cours de chaque repas, car c’est une mauvaise association d’aliments qui serait responsables d’une digestion difficile. En effet, tous les aliments ne se digèrent pas de la même manière et au même moment. Ce régime consiste à ne pas consommer lors du même repas les glucides et les protéines, car les protéines provoquent la production d’acide gastrique, et les glucides doivent être digérés dans un milieu alcalin. La transformation des aliments au cours de la digestion s’effectue sous l’action d’enzymes lesquels agissent que dans des conditions nettement déterminées, d’où la nécessité de connaître les règles de la combinaison correcte des aliments et le principe de la chimie de la digestion, afin de mettre au mieux en application ce régime. Herbert Shelton (médecin-naturopathe américain et végétarien) est le père des régimes dissociés.

– La méthode Kousmine

Ce régime alimentaire développé par le Dr Kousmine (médecin russe), permets d’apporter à l’organisme toutes les substances dont il a besoin pour sa croissance et le renouvellement de ses cellules, ainsi qu’une bonne élimination. Plus qu’un régime, la méthode Kousmine  se base sur le fait que les principes basiques d’une alimentation saine doivent être associés à d’autres moyens, notamment une augmentation des apports en nutriments pour soutenir l’organisme, une excellente hygiène intestinale, et un maintien de l’équilibre acido-basique de l’organisme.

Catherine Kousmine s’appuie sur des convictions de base, et décrit qu’une alimentation raffinée, transformée, et industrielle contribue au développement des maladies chroniques. En effet, le pilier principal est la réforme alimentaire. Ce rééquilibrage commence par l’introduction de certains aliments (céréales complètes, huiles obtenues par première pression à froid et riches en acides gras insaturés, sucre brun de canne ou miel, fruits et légumes crus ou cuits…) et vise à réduire considérablement la surconsommation d’apports caloriques tels que les margarines, les sucres rapides, les amidons, ainsi que tous les aliments qui contiennent du colorant et autres additifs alimentaires. L’apport en graisse, ainsi que la consommation excessive de sel, d’alcool, et de café sont également à éviter. Pour une bonne hygiène intestinale, les aliments trop riches en sucres et en protéines sont bannis, car ces aliments favorisent le développement d’une flore de putréfaction intestinale, source de pathologies. La diminution des aliments riches en protéines, et en sucre diminue les troubles intestinaux tels que les ballonnements, la constipation ou la diarrhée.

Afin de rééquilibrer une alimentation carencée par les produits industriels, des compléments alimentaires à base de vitamines et oligo-éléments sont introduits dans ce régime. Un des piliers de cette méthode est aussi de consommer des aliments favorisant l’équilibre acido-basique, c’est-à-dire qu’il faut plutôt favoriser les aliments alcalins au détriment des aliments acides.

Le régime macrobiotique, aussi appelé « régime céréalien » est fondé sur la conception orientale de la complémentarité entre le yin et le yang. Ce régime est plutôt une philosophie de vie. Les aliments sont classés en yin ou yang selon des principes complexes qui tiennent compte de la texture, de la couleur, de la saveur, des caractéristiques saisonnières, et de nombreux autres facteurs. Les aliments Ying, calmants, incluent les fruits frais et oléagineux et les légumes verts. Les aliments Yang, plutôt fortifiants sont les céréales, les tubercules, le poisson, les racines…

Cette synthèse s’appuie sur les différents régimes utilisés en naturopathie, mais il existe une multitude d’autres régimes qui relève de la médecine allopathique, ainsi que d’autres régimes plus spécifiques selon les cas. 

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