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Substances lipophiles et hydrophiles

Qu’est-ce que les « substances lipophiles et hydrophiles » ?

Le corps humain est soumis à de multiples polluants exogènes et endogènes, et travaille en permanence à l’élimination de ces polluants. Pour se libérer de tous ses déchets, l’organisme doit faire face à un processus de désintoxication. La désintoxication consiste entre autres à transformer les substances lipophiles en hydrophiles.

Les substances lipophiles et hydrophiles sont des éléments issus en grande partie de notre alimentation. Ces substances sont plus ou moins intoxicantes pour notre organisme. Les lipophiles ont une affinité pour l’huile, on dit qu’ils sont liposolubles. Les hydrophiles ont une affinité pour l’eau, on dit qu’ils sont hydrosolubles.

Une substance lipophile est donc une substance qui attire et retient les graisses. La lipophilie est l’affinité d’une substance pour les solvants apolaires comme les lipides (corps gras). Les lipides sont divisés en deux grandes catégories, ceux constitués à partir des acides gras et ceux constitués de cholestérol.

Une substance hydrophobe est soluble dans un corps gras. Par contre, les substances lipophiles sont insolubles dans les solvants polaires comme l’eau. On dit qu’elles sont hydrophobes. Les lipophiles ont la particularité de pénétrer plus facilement dans la membrane du tube digestif. Les membranes biologiques étant lipophiles, plus le degré de lipophilie du toxique est important, mieux il traverse les membranes. Les lipophiles parcourent la circulation lymphatique en déviant la fonction antitoxique du foie.

Les substances à diffusion rapide sont directement acheminées dans la lymphe au lieu de procéder au processus de nettoyage fourni par le foie. Les lipophiles sont alors dirigés dans les lipoprotéines du sang, qui ont pour but d’approvisionner les cellules en substances de type lipidique, donc insolubles dans le sang et intransportables comme telles. Seulement 20 % de ces substances auront recours à la transformation hépatique, alors que 80 % seront emmagasinés à l’intérieur des cellules graisseuses. Les lipoprotéines sont d’énormes structures multimoléculaires complexes qui contiennent des associations de lipides et de protéines.

Les toxines lipophiles peuvent générer divers dysfonctionnements de l’organisme telles qu’une perturbation de la fonction du foie en générale, une baisse conséquente des hormones sexuelles et une élimination progressive des vitamines D3 et E.

Elles stimulent le phénomène d’athérosclérose en se logeant au niveau des parois vasculaires. Afin de se protéger, l’organisme absorbe les toxines, ce qui peut conduire à une prise de poids chez l’individu. L’athérosclérose est une association de deux facteurs ; l’épaississement de la paroi des grosses artères et leur obstruction par des plaques d’athérome. L’athérosclérose se caractérise par le dépôt d’une plaque essentiellement composée de lipides (on parle d’athéromes) sur la paroi des artères. À terme, ces plaques peuvent entraîner la lésion de la paroi artérielle (sclérose), conduire à l’obstruction du vaisseau, ou encore se rompre, avec des conséquences souvent dramatiques.

Afin que les substances lipophiles deviennent moins toxiques, elles doivent se transformer en substances hydrosolubles. Et c’est en les fusionnant avec certaines molécules qu’alors ces substances deviendront hydrophiles. C’est au niveau rénal et biliaire que les substances lipophiles non transformées sont réabsorbées. En effet, ces composés lipophiles vont avoir tendance à être réabsorbés par les membranes cellulaires lipophiles, alors que les substances hydrosolubles seront excrétées.

La capacité d’élimination d’une substance xénobiotique va largement dépendre de sa solubilité dans les milieux aqueux. Les substances lipophiles se convertissent en hydrophiles, par un processus biochimique de transformation. Les xénobiotiques sont des molécules toxiques à l’organisme (produits chimiques, médicaments, polluants atmosphériques…). Ces composants sont la plupart du temps hydrophobes, nécessitant une transformation afin qu’ils deviennent hydrophiles et donc plus faciles à éliminer.

Afin de limiter la quantité de substances lipophiles dans l’organisme, les acides gras anormaux TRANS industriels sont à éviter, car ils ne sont pas issus d’une hydrogénation naturelle, mais d’une hydrogénation chimique.

Selon la structure de la double liaison unissant deux atomes de carbone, on distingue les acides gras CIS et les acides gras TRANS. La plupart des lipides insaturés de notre alimentation se trouvent sous la forme CIS. Seule une faible proportion est sous la forme TRANS.

Les acides gras TRANS présents dans les produits alimentaires proviennent de trois sources principales :

• La transformation bactérienne des acides gras insaturés dans le rumen (la panse) des ruminants tels que la vache et le mouton ; ils passent alors dans la graisse, la viande et le lait des ruminants.
• L’hydrogénation industrielle ou solidification des huiles, afin de les rendre utilisables pour les pâtes à tartiner et pour les matières grasses destinées à la pâtisserie.
• Le chauffage et la cuisson des huiles à haute température.

Les AGT (Acides Gras Trans) sont principalement issus de techniques industrielles. Ils sont abondants dans les produits laitiers, margarines, viennoiseries, pains de mie, pâtisseries, biscuits, produits à base de pâte feuilletée, pâtes à tartiner, chips, gâteau, apéritifs et barres de céréales.

Ils se trouvent également dans les aliments frits comme les hamburgers et les frites, et les plats préparés tels que les pizzas et les tourtes.

Les AGT industriels sont également générés lors des cuissons prolongées à haute température ; c’est-à-dire que les acides gras naturels CIS se transforment en AGT lors d’une température élevée de cuisson et de l’hydrogénation. L’hydrogénation est un procédé industriel qui modifie la configuration des molécules d’acides gras insaturés.

Les acides gras TRANS s’emmagasinent dans les cellules graisseuses et neutralisent les fonctions enzymatiques. Au cours de la phase de désintoxication, il faut donc être vigilant, car les substances toxiniques sont relancées en plus grande quantité au niveau du sang et du foie.

Pour se protéger contre les substances lipophiles, il faut respecter certaines règles :

— Ne pas surcharger la fonction hépatique, en éliminant les graisses hydrogénées à base de solvants, tels que la margarine et les huiles partiellement hydrogénées qui sont dans la plupart des aliments transformés et les aliments frits, les grillades.

Les huiles hydrogénées sont extrêmement traitées à l’aide de solvants chimiques agressifs comme l’hexane (un composant de l’essence), d’une chaleur élevée, sous pression, avec un catalyseur métallique ajoutée, et sont ensuite blanchies et désodorisées. Les huiles hydrogénées provoquent une inflammation dans le corps, ce qui entraîne le dépôt de cholestérol comme agent curatif sur les parois artérielles.

Par conséquent, une huile hydrogénée entraîne une inflammation, et le résultat néfaste, ce sont des artères obstruées. Il faut également faire attention à la cuisson des huiles, car à haute température des acides gras TRANS peuvent se former même à partir des « bonnes » huiles. Les selles et les urines s’obscurcissent lorsque la libération toxinique est efficace.

— Il faut consommer des produits non traités, de qualité biologique, sans moisissures, et avec une cuisson appropriée. Une alimentation crue ou peu cuite (en dessous de 100°) est fortement conseillée.

— Il est recommandé de remplacer le lait de vache avec du lait de soja, d’amande, de noisette, de coco, de riz ou bien d’avoine. Le lait de vache est un produit gras qui contient essentiellement des acides gras saturés à grosses molécules lipidiques. Le lait de vache est une graisse à absorption rapide, donc lipophile, et cumule plusieurs inconvénients. C’est un aliment acidifiant et donc conduisant à une déminéralisation (ostéoporose) pour compenser le déséquilibre acido-basique. Il a également la capacité de fixer les toxines qui sont déjà présentes dans notre corps. Les laits végétaux sont beaucoup plus digestes que le lait de vache, et ils sont riches en vitamines, minéraux et en acides gras non saturés.

— Lors d’un drainage lymphatique, il est important que les émonctoires ne soient pas trop surchargés au risque d’enclencher un processus de réabsorption et de les surcharger d’avantages par des toxines ayant déjà été détoxifiées initialement.

— Bien que nous y sommes constamment et inévitablement exposés, éviter les substances xénobiotiques. Les xénobiotiques sont des molécules de faible masse moléculaire étrangères à l’organisme, telles que les pesticides, les médicaments, les composants de la fumée de cigarette, les polluants atmosphériques, les composés d’origine alimentaire, les antibiotiques, les toxines de moisissures et les résidus de chauffage exagéré. Tous ces éléments néfastes contribuent fortement à la présence de substances lipophiles dans l’organisme.

— Faire attention aux cures de jeûne effectuées avec intensité. En effet, les cures de jeûne faites dans l’exagération représentent un réel danger pour notre santé. Ce type de régimes restrictifs où des aliments sont complètement éliminés engendre automatiquement un déséquilibre alimentaire et des carences dont les conséquences peuvent être dramatiques.

Les lipophiles sont libérés, à cause de l’évacuation trop importante des toxines, et cette toxémie qui était logée au niveau tissulaire se libère en conséquence dans le flux des liquides humoraux. Les émonctoires se saturent et le foie est débordé par cet afflux important de toxines. Des pathologies anciennes peuvent resurgir, et l’individu peut également être sujet à une hypoglycémie. Si une personne pratique des cures intensives, cela peut engendrer une perte de poids trop importante, d’où la nécessité de freiner le processus de détoxication.

Pour relancer les énergies, l’organisme va acheminer toutes les graisses jusqu’au foie, ce qui crée une libération de substances lipophiles, de la fatigue intense ainsi qu’une acétonémie. L’acétonémie se caractérise par la présence dans le sang d’acétone et d’autres corps cétoniques (substances produites par le foie à partir des graisses).

La crise d’acétone apparaît généralement après un repas manqué ou un jeûne. Si le corps ne reçoit pas les matériaux et l’énergie dont il a besoin dans l’alimentation, alors il n’a d’autre choix que de se les procurer à une autre source, c’est à dire dans son propre organisme.

L’organisme va alors utiliser ses graisses stockées pour combler cette carence d’éléments nutritifs, il va également puiser dans les os, les tissus musculaires et les tissus d’organes. La plupart des personnes suivant une diète à basse calorie peuvent ressentir certains symptômes, tels que de la fatigue, de la dépression, une perte de cheveux, l’apparition de cheveux blancs et de rides, la peau sèche, une mémoire défaillante, des difficultés de concentration, des sautes d’humeur, un cycle menstruel irrégulier et même une perte d’intérêt pour le sexe.

Les cures de détoxication doivent permettre de retrouver un état global de mieux-être, il faut donc être vigilant de l’apparition de toutes ces sonnettes d’alarme qui peuvent être néfastes pour la santé à long terme.

— Limiter les apports et adopter un régime hypotoxique. Un régime hypotoxique est un régime dit « ancestral » peu ou pas toxique, préconisé par le Dr Seignalet. Il incrimine l’alimentation moderne et en particulier les céréales mutées (de type blé), les produits laitiers et les cuissons à haute température.
Les mesures alimentaires peuvent poser cependant d’éventuels problèmes, comme des carences, des effets secondaires, ainsi que des problèmes de santé beaucoup plus néfaste, due à une prolongation intensive de ce type de régime, donc à suivre avec prudence.

— Opter pour une alimentation hypotoxiques constituée de 70 % de légumes et de fruits crus et vivant, de provenance bio et de préférence produite localement, ainsi que des aliments cuits avec un mode et un temps de cuisson approprié. Consommer seulement 30 % d’aliments dits de « tolérance » tels que les céréales (quinoa, kamut, riz, avoine, épeautre, sarrasin…) et les graines. La consommation de viande ainsi que les sous-produits animaux (lait, fromage, yogourt…) doivent être consommés avec modération.

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Solunmty

Comments ( 2 )

  • Jacqueline

    Bonjour,
    S’il vous plaît, d’avantage ou davantage? Lors d’un drainage […] les surcharger d’avantages…
    Merci

    • Jacqueline

      En premier je devait vous remercier de votre grand apport avec tous ces articles.

      Merci encore.

      Jacqueline

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